foire aux questions.
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Déjà tout petit, je collectionnais toutes sortes de choses. Ma première collection était les bouchons de bouteilles de vin, j'en avais des centaines... J'ai continué avec les classiques timbres, pièces de monnaies et billets de banque, mais aussi bouteilles de bières vides, etc.. Je suis donc collectionneur dans l'âme. Mais je suis aussi ingénieur informaticien EPFL, les ordinateurs c'est mon domaine.
L'évolution des technologies informatiques a été et est toujours particulièrement rapide. On met immédiatement à la casse le matériel obsolète, on jette la documentation et on oublie facilement qu'il y a relativement peu de temps on comptait la mémoire vive en kilo-octets. Pourtant l'histoire de l'informatique est extrêmement riche et mérite qu'on s'en souvienne. Un des buts de ma collection est donc de préserver et faire revivre un certain patrimoine.
Les tests de machines avec des amis, les rencontres avec des visiteurs nostalgiques ou avec des donateurs qui racontent l'histoire de leur ordinateur, les aventures au bout du monde pour trouver la perle rare ; tout cela est vraiment passionnant !
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Mon premier ordinateur était un Commodore Amiga 2000, acheté en 1988. Mais le premier ordinateur de la collection est un Apple IIe, trouvé au bord de la route en 1995, lorsque j'étudiais l'informatique à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
Ce n'est qu'en 1996 que j'ai sérieusement commencé une collection. J'ai eu la chance de rencontrer le professeur Jean-Daniel Nicoud, pionnier de la micro-informatique, qui m'a donné un bon coup de pouce. Avec environ 25 ordinateurs j'ai installé ma première exposition temporaire chez mes parents, près de Genève. Ensuite, grâce à plusieurs articles dans les journaux, je me suis fait connaître et dès 1999 ma collection a grandi beaucoup plus rapidement.
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Plus de 500 ordinateurs différents. A cela s'ajoutent les consoles de jeux, calculatrices, périphériques et les doublons. J'estime que ma collection compte 1500 objets en rapport avec l'informatique.
Je possède également une bibliothèque de plus d'un millier de livres en rapport avec l'ordinateur et son histoire, et quelques milliers de magazines d'époque.
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La collection Yves Bolognini est d'abord une collection d’ordinateurs. Mais son ambition est aussi de conserver tout ce qui touche à l'histoire de l'informatique. Côté matériel, je collectionne les périphériques comme les terminaux, lecteurs de bandes, quelques imprimantes, en bref ce qui est nécessaire pour faire fonctionner les ordinateurs. Je m'intéresse aussi aux anciennes consoles de jeux et aux calculatrices.
Afin de faire revivre le matériel, il est également nécessaire de sauver la documentation. Je collectionne donc les manuels liés aux machines que je possède. Et pour conserver le matériel dans son contexte d’origine, j'ai aussi une collection de plusieurs milliers de magazines et livres d’époque. Enfin, je suis intéressé par le matériel publicitaire et la documentation de développement (plans, etc.).
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La collection est stockée dans deux locaux de stockage. Le premier local se trouve à Chavannes-près-Renens, occupe une surface de 100 m2 et est complètement plein. Depuis fin 1999 jusqu'à l'ouverture du Musée Bolo, il abritait un espace "musée" que l'on pouvait visiter sur rendez-vous.
Le second local, plus grand, se situe près de la gare de Lausanne. Il est plus confortable et c'est à cet endroit que les membres les plus actifs de l'association aBCM réparent, nettoient, inventorient et préparent les démonstrations. Ce local est disponible grâce au sponsoring de la société ELCA.
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Ah, question délicate. Il n'y a pas vraiment de marché des vieux ordinateurs, aucun vrai "argus" de la puce électronique. Donc comme partout ailleurs dans ce cas, la valeur d'un objet correspond à ce qu'un éventuel acheteur accepte de payer, si le vendeur est d'accord... Si on veut absolument parler d'argent, un ancien ordinateur courant se monnaie dans les 20.-, alors qu'une machine très rare peut atteindre les 2000.- sur un site d'enchères.
Je ne me risquerai donc pas à répondre à la question de la valeur d'une machine particulière.
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Chaque ordinateur a sa particularité : il peut être rare, beau, original ou amusant. Mais je suis tout de même particulièrement attaché à ma collection de matériel et documentation suisses. Tout le monde ne sait pas que la Suisse a conçu et vendu des ordinateurs, et cette partie de ma collection est certainement unique au monde. Parmi les ordinateurs suisses, le Smaky 6, premier à avoir été commercialisé (1978), est mon préféré.
En vrac, d'autres objets qui me tiennent vraiment à coeur : L'IBM System/3, le HP 2116, l'IMSAI 8080, l'Altaïr 8800b, la perforatrice IBM 024 et ma collection de matériel Silicon Graphics.
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Le plus lourd est sans hésiter l'IBM System/3, qui pèse une tonne et dont l'armoire principale ("CPU") pèse plus de 300 Kg. Il date de 1970 et coûtait à l'époque environ 300'000.-.
Le plus vieil ordinateur complet de la collection est un HP 2116, premier ordinateur commercialisé par Hewlett-Packard. Il date de 1968. L'objet le plus ancien est une perforatrice à cartes manuelle Bull qui date des années 40.
L'ordinateur le plus rare est certainement le Smaky 2, un prototype suisse qui a été fabriqué à deux exemplaires. Parmi les ordinateurs ayant été commercialisés mais qui sont actuellement considérés comme rares, on peut citer la BeBox (1995, 1800 exemplaires vendus), le Science of Cambridge MK14, l'Apple Lisa 2, l'IMSAI 8080, les plus anciens comme l'IBM System/3 et le HP 2116, et les ordinateurs suisses.

